et l’homme inventa…

le produit d€ son imagination

Nouvelles bêtes et gentilles à lire à haute voix

Sebastien Stephane MASNADA (SAM ADAN)

2003

Et l’homme inventa… (Préface envisagée)

Les récits suivants ont malencontreusement été commis à la fin de l’année 2003 dans la douteuse intention d’être diffusés dans une émission radiophonique satirique intitulée «Dans la peau d’Anne Moya-Grammane»

La qualité passablement médiocre de ce programme a fort heureusement eu (la) raison de son existence à l’antenne.
L’auteur qui aurait, dans un premier temps, soufflé naïvement ces récits des flammes se demanderait aujourd’hui, dans un second, si c’était bien la meilleure chose à faire.

D’après lui, ses récits lunatico-absurdes tentent de (re)visiter à l’improviste les légèretés de l’être tout en (re)considérant le poids de l’avoir.
Après d’inutiles délibérations, le Comité de Césure a tranché et tient à mettre en garde les lecteurs en proie à une plausible résorption cognitive du cerveau.

En effet, nous précisons que ces récits sont teintés d’anachronismes, de néologismes et de jeux de mots plutôt foireux.

Indépendamment de notre volonté, un usage délibérément immodéré pour cette indignité narrative serait fort nocif pour le rendement sacré.

Plusieurs lectures semblent nécessaires pour mesurer tout l’outrage blasphématoire que fait subir «Et l’homme inventa» à la langue française.
L’auteur égocentrique qui se cache, non sans «un certain courage» sous les traits d’une femme est en réalité un homme avec toute la bêtise qui le caractérise.

Il aurait péniblement combiné plusieurs pseudonyme avec les mots «anagramme et anonyme» avant de se mettre d’accord sur celui-ci. D’après nos indicateurs, Sam Adan coulerait aujourd’hui ses jours, en remplissant ses verres, dans sa retraite du Liechtenstein…
Chaque récit se termine par un enseignement utile qui clôt, avec un intérêt futile, des préambules plutôt mal engagés.

Le Comité ajoute que l’on peut facilement frôler la déraison voire sombrer dans un alcoolisme aigu après plusieurs lectures. Nous tenons d’ailleurs à décliner toute responsabilité quant à une éventuelle mise en bière provoquée accidentellement sur le lecteur.
En cas d’instinct de survie défaillant, il est conseillé d’aspirer des nouilles par les narines et de compter jusqu’à trois.

Le Comité de Césure, soucieux de privilégier son rôle de garant des servitudes, tient à préciser qu’il est intervenu sur certains passages du livre (jugés politiquement incorrects et subversifs par l’arrêté 3.1 du Code Critique)
En conclusion, il est recommandé d’articuler ces nouvelles à voix haute avec un accent russo-marseillais, non pas (seulement) pour avoir l’air ridicule mais aussi pour une pire compréhension du récit…*

Le Comité de Césure

* D’après une étude sino-américaine très sérieuse, une gymnastique quotidienne de son pré garde-manger favoriserait le transit intestinal…

Avertissement

Il est interdit de lire ces récits postérieurs (au goût praliné) sans faire preuve d’une infinitésimale part d’autodérision (ou d’un semblant d’esprit critique)
Il est d’ailleurs fortement recommandé d’avaler un morceau de miroir (si aucun clown n’est à proximité) avant de débuter une lecture.

Le Comité dispose d’un système de recherche satellitaire très pointu capable de percer l’identité des hypothétiques contrevenants
(cette technologie aurait d’ailleurs été récemment plébiscitée par le Grand Conseil) Nous serons donc en droit de sanctionner tout auteur qui se risqueraient à pareille folie, en délivrant un simple rapport de «nonconformité» à notre hiérarchie.

Le Comité a tenu à annexer ces quelques précisions audit ouvrage afin d’anticiper les faits.
Nous vous souhaitons une très bonne lecture.

Le Comité de la Conscience Humaine.

«Fichtre, que ce monde est bruyant…»

Sam Adan

Début de l’ouvrage (à lire à voix haute)

L’oreille d’Anne 1

Janvier douze cent quatorze.
Intérieur nuit gris clair. Temps hivernal à ne pas mettre une dinde au balcon.

Dans un fort à l’ancienne, des guerriers sanguinaires sont réunis pour souper
le velouté du barde. Le vent s’immisce en haut. Le coq est déjà mort.
Certains mangent, d’autres racontent des salades. L’alcool coule à flot et l’austérité est de rigueur.

Soudain, pour couper court à ce tableau aussi fade qu’une campagne sans celtes, un officier dégradant, comme les autres assis en rang, sort la tête et se dresse face à la légion, armée « jusques-aux-dents ».
Le maître tend le menton, élève le ton, puis lance d’une voix Pavarotienne :

«Que celui qui a arraché la première dent se lève !»

Muet comme des Bernardo, l’assemblée se terre sans une note, comme enclavée sur le sol. Les gorges se nouent comme des chaussures de montagne ayant parcouru un col de deuxième catégorie. Les bras restent croisés tout comme les mots. Nul ne veut répliquer à l’officier au couvre chef visé comme un écrou sur la rondelle dégarnie…

Pourtant et surtout pour introduire un brin d’intérêt à cette exposition inutile,
un petit doigt ose troubler ce calme apparent, tacheté de lâcheté.
En effet, sans doute investi par une noble mission, un valet heureux dame la croupe et coupe le roi…

… à suivre

Vous voulez terminer connaitre la suite de ces textes ? Merci beaucoup pour votre intérêt ! N’hésitez pas à m’écrire et à vous abonner 😉

Sébastien M.

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