Divertir… ou pas

Nouvelles, écrits et travaux personnels


  • Sans équivoque – 1997 – Sébastien Masnada (essai)

Un jeune homme maladroit à qui rien ne réussit ferme les yeux sur son « présent fictif » et les ré-ouvre dans une « réalité inventée »… une lecture absurde à deux niveaux d’interprétation.

(Extrait)
"...après avoir ressassé cette performance de maladroit patenté dans l’isoloir de ma douche, j’adoucis les quelques plaies de ma jambe bleuie, au rythme d’un morceau jazzy lancé par ma platine dorée... Puis, en sortant de ma salle de soins, mes pieds furent ralentis par le son chaloupé du saxophone ; cette charmante mélodie me reprit les tripes, à l’instar peu académique d’un tord-boyaux capable d’apaiser certaines sonorités mal placées. J’étais ému par ce moment de grâce que j’avais partagé avec ma médiocrité.
Mes pas amenèrent bientôt le reste de mon corps vers la sortie afin que je puisse vaquer à mes impératifs présents. Une fois dehors, fixé et en rang unique sur la plate-forme extérieure, j’ai accompagné ma porte jusqu’à son verrou de sécurité ; j’allais poursuivre mes pérégrinations..."

3 histoires aux genres très différents se déroulant dans un décor unique : une forêt… des histoires à écouter pour voyager à travers les sens (extraits sonores)

(Synopsis)

Qui à peur du loup ? (Genre : drame)

Octobre 1956- Mais que fait cet enfant, seul, en pleine forêt ? Est-ce prudent de faire du vélo en ce tôt matin d’automne ? Sa mère est-elle au courant qu Maxime prend la direction des marais où il est toujours dangereux de s’y risquer ? Comment va-t-elle réagir par autant d’imprudence ? La solidarité des villageois qui accompagnent Rachel dans sa recherche va –t-elle suffire pour retrouver le petit Maxime sain et sauf ? (extrait)

Khantara, la forêt des Prodiges (aventure)

De nos jours, à l’heure du goûter, un vieil homme raconte à sa petite fille de 10 ans une histoire extraordinaire qui se serait déroulée dans la forêt des Prodiges… Le projecteur de diapositives est bientôt prêt, les rideaux sont fermés, Manon peut maintenant s’installer confortablement dans le canapé du salon et écouter attentivement son grand-père… (extrait)

Zone C. (science fiction)

A l’aube du XXIIème siècle, deux membres du Personnel appartenant à une organisation militaire clandestine sont envoyés dans la Zone C. afin de percer son mystère. Cette forêt surprotégée, à l’allure de forteresse, cache la Fondation, société secrète qui n’hésite pas à enlever du Personnel Résidant pour mettre au point ses expérimentations… Ces deux volontaires, aux intentions différentes, savent que leur chance de survie est infime mais décident malgré tout de braver l’interdit… chacun pour une raison bien précise… (extrait)


  • Et l’homme inventa……le produit d€ son imagination2003 – Sébastien Masnada (nouvelles radiophoniques)

Textes humoristiques de société…

(Introduction)
"Les récits suivants ont malencontreusement été commis à la fin de l’année 2003 dans la douteuse intention d’être diffusés dans une émission radiophonique satirique intitulée «Dans la peau d’Anne Moya-Grammane»
La qualité passablement médiocre de ce programme a fort heureusement eu (la) raison de son existence à l’antenne. L’auteur qui aurait, dans un premier temps, soufflé naïvement ces récits des flammes se demanderait aujourd’hui, dans un second, si c’était bien la meilleure chose à faire. D’après lui, ses récits lunatico-absurdes tentent de (re)visiter à l’improviste les légèretés de l’être tout en (re)considérant le poids de l’avoir. Après d’inutiles délibérations, le Comité de Césure a tranché et tient à mettre en garde les lecteurs en proie à une plausible résorption cognitive du cerveau. En effet, nous précisons que ces récits sont teintés d’anachronismes, de néologismes et de jeux de mots plutôt foireux.
Indépendamment de notre volonté, un usage délibérément immodéré pour cette indignité narrative serait fort nocif pour le rendement sacré. Plusieurs lectures semblent nécessaires pour mesurer tout l’outrage blasphématoire que fait subir «Et l’homme inventa» à la langue française. L’auteur égocentrique qui se cache, non sans «un certain courage» sous les traits d’une femme est en réalité un homme avec toute la bêtise qui le caractérise.
Il aurait péniblement combiné plusieurs pseudonyme avec les mots «anagramme et anonyme» avant de se mettre d’accord sur celui-ci. D’après nos indicateurs, Sam Adan coulerait aujourd’hui ses jours, en remplissant ses verres, dans sa retraite du Liechtenstein... Chaque récit se termine par un enseignement utile qui clôt, avec un intérêt futile, des préambules plutôt mal engagés. Le Comité ajoute que l’on peut facilement frôler la déraison voire sombrer dans un alcoolisme aigu après plusieurs lectures. Nous tenons d’ailleurs à décliner toute responsabilité quant à une éventuelle mise en bière provoquée accidentellement sur le lecteur. En cas d’instinct de survie défaillant, il est conseillé d’aspirer des nouilles par les narines et de compter jusqu’à trois..."

  • Le récit d’un Peuple – 2004 – Sébastien Masnada (ouvrage de science-fiction)

Tout s’acheva par des troubles devenus inéluctables qui reflétaient à eux seuls les penchants égotistes de cette civilisation disparue. La colère de cette planète qu’ils s’étaient appropriés avec déconsidération fut à la mesure de son châtiment : Peu à peu, le virus Īvanessens s’infiltra dans leurs sols et altéra toutes cultures ; la surface devint inhospitalière et fut bientôt submergée par les eaux en réaction à un astre devenu hostile. Le décor se révéla être un champ de désolation ou brûlèrent tous corps et où toutes substances finirent englouties par un flot de décrépitude. Ils décidèrent alors la construction souterraine des Bases du Renouveau pour tenter d’échapper au désastre. Ils descendirent dans ces entrailles souterraines et souffrirent de nombreux Cycles avant de pouvoir retrouver le sol de leurs ancêtres. Ils s’accoutumèrent assez vite à cet obscur milieu et abandonnèrent peu à peu les préceptes de leur ancienne vie, au profit d’une improbable quête rédemptrice… Les galeries engloutirent progressivement ses occupants en déchaînant les flots de ses rivières souterraines. Ces peuples, isolés, allaient engendrer une crainte légitime qui grandissait à mesure qu’ils tentaient d’échapper à la catastrophe. Leurs propres enfants allaient errer dans ce décor devenu familier en laissant leur discernement se dissiper dans le tréfonds des abysses terrestres.

(Extrait)
- Nuit du 13ème cycle du Cèrambŷx – Texte anonyme – Base Kęnshø
"Nous avons terminé nos derniers travaux de désobstruction de certains méandres difficiles dans la partie Sud Sud-Ouest de notre seconde Base… Ces galeries sont les plus profondes que nous avons jusqu’à lors visité… 
Voilà enfin une cité pour nos disparus, assez profonde pour que Kørash et Løréa puissent prendre soin d’eux… 
Årronas menace à tout moment de nous engloutir… Il a déjà trop emporté bons nombres de nos compagnons dans les derniers siphons que nous avons traversés…
Une galerie Est sera sans doute nécessaire dans quelques cycles afin d’éviter le pire… 
Je suis fatigué… le Jour du Commencement n’est pourtant pas si loin… Je puise mon énergie dans tous ces visages dont je ne distingue à peine les contours, pour me donner la force de continuer cette quête inutile. Un jour peut-être, nous pourrons sortir de ce gigantesque tombeau…"

12 histoires « sombres et étranges » narrées par des personnages qui ne le sont pas moins... (extrait)

(Extrait)
"Pourtant, qui pourrait nous assurer que c'était bien là son dernier acte ?
Cet homme allait fuir sa vie dans une course contre la mort; dévalant quatre à quatre les escaliers de l'infortune avec une seule idée en tête.
Un soir de brouillard, par un janvier glacé, ce gardien de la paix était devenu un énième combattant clandestin.
L'envers de son décor avait prodigieusement changé.
Autrefois probe, il serrait aujourd’hui'hui sa boîte à maux chevelue, à deux mains, afin de ne pas hériter d ́une basse dépression.
La condensation suintait de ses pores à l'instar d'une cafetière mal embouchée.
Il avait prit la peine de refermer son sac et de loger l'arme à réaction, un temps, sur sa tempe.
De plus en plus cruel..."

Devant un phare des Açores, un vieux marin au passé tortueux, se remémore ses aventures extraordinaires au quatre coins du monde…

(Extrait)
"Hector a toujours su qu’il vivait sur un site privilégié et malgré tous ces voyages autour des mers, toutes ses aventures aux quatre coins des terres, il savait qu’il reviendrait finir ses jours à San Miguel. L’homme aime s’asseoir sur son banc face à l’immensité de l’océan pour tâcher d’en retrouver son propre bleu infini. C’est son moment de grâce qu’il partage avec sa mélancolie du passé. Sur l’embarcadère, d’autres fiers navires accolés au sien sautillent à la moindre secousse et viennent frotter la coque de son fidèle Belvédère. Il vient chaque jour de ce côté ci de l’océan pour tenter de replonger au plus profond de son être afin que rejaillissent les meilleurs moments de son avoir. A travers ces étincelles nostalgiques, Hector fait le lien entre ce passé heureux, comme figé au cœur de l’océan et ce présent en suspens, propice à toutes formes d’interprétations. Ce doux rêveur à l’imagination abondante allait une fois de plus se perdre dans les méandres de son âme en empruntant les fantaisies audacieuses de l’enfant inspiré qu’il a était. A travers l’itinéraire de sa vie, nous allons être les invités privilégiés de ses voyages et les témoins informés de ses pensées. Nous le suivrons à travers ce chemin initiatique, quasi hypnotique, balisé par des souvenirs fragmentés et des fantasmes inachevés... Alors, laissons donc Hector hisser la grande voile de ses inspirations et découvrons ensemble les histoires qu’il aura eu vent de nous faire partager aujourd’hui..."
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